Introduction.

Introduction.
"Original Fictiion"... Ça fait peut-être un peu prétentieux de dire, là, comme ça, que ma fiction est originale parce que vous allez sans doute être déçues... =)
Mais bon, quand on est là, devant son ordinateur obligée de choisir cette stupide chose qu'est l'adresse du blog, on écrit tout ce qui nous passe par la tête, n'est-ce pas?
Enfin, c'est pas grave, ne prenons pas compte de ce titre!



Donc vous l'avez sûrement compris, je commence *encore* une p'tite fiction sur... Panic At The Disco!
J'espère que ça vous plaira et j'attends vos réactions!!




Dans cette histoire, les Panic *le groupe n'existe pas encore* sont encore *presque* gamins *enfin, ils le sont moins que moi, mais bon... ^^'*, Ryan a 19 ans et Brendon 18. On verra aussi probablement un peu Spencer et les parents de Brendon. Et pour l'instant, Jon ne fait pas partie de mes idées... Mais ça peut changer!!!

xsmile-and-cheese

= Blog perso.

Bonne Lecture!


Let's go...
# Posté le lundi 05 mai 2008 16:05
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 14:22

1

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POV Ryan:


Sous mon éternel imperméable râpé, je grelotte. Cette froide nuit de Janvier me pénètre et entoure mes os... J'ai l'impression qu'elle va les briser... Les rafales de vent se succèdent envoyant les mèches qui pendent devant mes yeux en tous sens. C'est comme si j'allais m'envoler... Si mince, si vulnérable dans ce noir oppressant...
Je commence à m'habituer, mais je maintiens mon avis: Faire le trottoir, c'est vraiment une horreur.
Quoi? Un mec qui joue la pute?
Figurez-vous que ça marche... Aussi bien que si j'étais n'importe quelle de ces petites nénettes en string! Bon, d'accord, j'ai pas le même genre de clients qu'elles. J'ai justement des nénettes en string, puisqu'on en parle... Pas les prostituées... Juste celles qui voudraient mais qui n'osent pas. Il y en a qui aiment, coucher avec les badauds, je vous assure!
Mais je ne suis pas là pour vous raconter leur histoire...

Moi, Ryan Ross, j'ai perdu beaucoup de choses dans ma vie, dont mon amour propre et mes chances de m'en sortir... J'ai vraiment peur de devoir exercer ce foutu métier jusqu'à ce que je dégoûte les femmes, à ce moment-là, j'irais squatter, fumer, retourner les bennes à ordures. Un avenir tout tracé! Fantastique, n'est-ce pas?
Nan... Pour l'instant, je me débrouille. J'ai un appartement, à moi (En même temps j'ai pas trop le choix, pour les clientes), je mange à ma faim et j'ai des vêtements à ma taille!
D'accord, j'ai pas d'amis, je suis un bon à rien, je me suis fait virer de chez moi et j'ai pas assez d'argent pour me payer des études correctes.
Oui, c'est vrai, je sais rien faire... Quand j'étais gosse, je me suis jamais soucié de mon avenir. Dans les jupons de Maman, derrière le complet-veston de Papa, je me croyais carrément invincible! Mais quand mes deux héros se sont écroulés, j'étais complètement perdu. Alors, j'ai plus rien foutu à l'école et je me suis fait virer du nid! Puis, jeté à la gueule du monde, j'ai du me débrouiller, dormir sous des ponts, me faire des amis douteux, finalement trouver un appartement en pleine ville à un quart d'heure à vol d'oiseau de chez mes parents... J'ai interdiction de remettre les pieds dans mon ancienne maison. Tant mieux, je ne pouvais plus supporter les couloirs de mon immeuble qui sentaient la pisse de chat, mes parents bancals, ma s½ur, cette salope qui volait tout MON argent pour le dépenser en fringues et en capotes, nos voisins bruyant, la puanteur de la banlieue. Là, au moins, je suis dans Las Vegas... Oui, je vis dans un deux pièces moisi, mais au moins, je suis plus là bas...

Bref.
Mon passé n'est sûrement pas très intéressant... Je parie que même le votre l'est plus. Tout ça n'a aucune importance... Parlons plutôt du présent, de ce gars, au bout de la rue, qui m'observe. Il me fait un peu peur... Surtout, qu'il commence à bouger, il vient vers moi...

Maintenant, il a l'éclat du lampadaire qui lui revient en plein visage. Franchement... Il n'est pas si effrayant que ça tout compte fait... Plutôt jeune, il ne doit pas avoir tellement plus de dix-huit ans, il n'est pas très grand et plutôt maigre. En tout cas, c'est pas un mec de banlieue difficile, ça se voit d'ici! Il est pas mal fringué... Nan, ses habits ressemblent à ceux des mannequins dans les magazines de mode... Et puis on dirait qu'il vient de sortir de chez le coiffeur tellement ses cheveux sont propres et et bien coupés.
Il s'approche de plus en plus, jusqu'à être carrément nez à nez avec moi. C'est ce moment-là qu'il choisit pour m'aborder:
- Bonjour... Fraiche nuit n'est-ce pas?
Il a un ton mielleux, il est trop poli... P'tit bourge...
- Mouais.
- Hem...
Il a l'air un peu gêné, tout d'un coup...
- A vrai dire, je vous aborde pour... Enfin... Je suis très seul ce soir et... S'il vous plait...
J'étais pas au courant que ça se voyait autant quand je fais le trottoir...
Je lui balance un sourire sarcastique.
- Excusez-moi, je ne prends pas les hommes. Allez chercher une pute, y'en a plein les rues à cette heure-ci! Moi je suis pas gay, désolé!
Sa lèvre supérieur tressaille légèrement lorsque je prononce le mot "Gay", ça a l'air de le déranger...
Il me fait une petite moue désespérée.
- Je vous en supplie.
- Non.
- Quels sont vos tarifs habituels?
Il commence à me gonfler!
- Pff... 60 edollars par client! je lui balance, espérant le dégoûter.
- Je vous offre dix fois plus!
Mes yeux s'agrandissent de stupeur. Je tombe des nues... Rendez-vous compte... Je pourrais gagner plus en une demi-heure que des gens honnêtes en presque un mois! C'est énorme! Bon... Je crois que pour une fois, je vais faire des sacrifices. Mon sourire s'adoucit, puis:
-Dans ce cas, je ne peux pas refuser...
Dans ses yeux vifs couleur châtaigne passe un petit éclair de bonheur.
Je l'entraîne chez moi. J'ai un peu honte d'amener un garçon de si bonne famille dans un endroit aussi pitoyable mais, après tout, moi, je lui ai rien demandé, alors...
Les cinquante marches qui séparent ma porte d'entrée du rez-de-chaussée me paraissent interminables à monter tant notre silence est pesant. J'ai presque l'impression que l'autre est en pierre... J'ai à peine envie d'engager une conversation avec... Lui. Non, ce n'est pas parce qu'il est homosexuel! Je ne suis pas comme ça. Je ne juge pas les gens, même si mon père m'a élevé d'une façon détestable qui consiste à dire que tout ce qui n'est pas blanc et hétéro est indigne de survivre dans ce monde... Moi, j'estime que LUI (mon père) est une des seules personnes à ne pas mériter de prospérer sur cette terre.
Enfin, aucune importance.
Je cherche un bon moment la clef de mon appartement, le garçon reste stoïque, il ne bouge pas d'un demi millimètre, il ne prononce pas un mot. Enfin, je trouve ce satané bout de métal rouillé, je l'introduis dans la serrure et entre. J'ai une boule au creux de l'estomac, mais au fur et à mesure, j'ai l'impression qu'elle se déserre. Ça me fait vraiment bizarre de devoir coucher avec un mec... Mais qu'est ce qu'on ne ferait pas pour de l'argent, franchement?

L'autre est à présent au milieu de mon salon, sa veste en velours beige bien repassée posée sur le bras, il est toujours immobile. Je crois que c'est moi qui vais devoir le décoincer...
- Tu sais, tu peux te mettre à l'aise...
Je n'avais pas remarqué auparavant, mais ses oreilles sont écarlates. Il a vraiment honte de ce qu'il est en train de faire... Ce n'est sûrement pas ce que Papa/Maman lui avaient appris. C'est probablement la première fois que sa vie qu'il passe au-dessus d'un règle. Il commence fort!
Sa jolie veste à présent déposée sur mon canapé, il passe à l'action. Je crois que maintenant, il ne se soucie plus ni du bien, ni du mal, il n'a envie que d'un chose: Du plaisir...
Il attrape mon visage et m'embrasse. Je trouve ça dégoûtant même si il s'y prend bien. Voire très bien...
- T'es entraîné, dis donc! je lui lance!
Il me sourit de toutes ses dents blanches et bien alignées, mais pour l'instant, il n' a pas l'air décidé à discuter. Peut-être après...
J'aime bien discuter avec les clients... En fait, je suis très bavard. Vous aviez remarqué?
Il m'ôte mon vieil imperméable puis mon T-Shirt et commence à parcourir de ses lèvres mon torse nu. Je ferme les yeux et enlève à mon tour ses vêtements. Son torse est brûlant. Il veut débuter les félations...
- Mais c'est hors de question! T'es complètement malade?!?
Il a l'air vexé.
- C'est ton métier.
Il a vraiment une expression butée.
Malgré ma répulsion je m'exécute. Il est tout heureux, cet espèce de cochon... Je déteste ça, je le referais plus jamais... Ensuite il me demande de me retourner. Oh non... Je pensais que le pire était fait mais apparemment j'avais tort. Il y va en douceur, mais ça fait mal quand même. Surtout que je ne l'aime pas, moi, ce gars. Je suis crispé sur mon canapé... Je suis en train de mordre le coussin qui est à ma portée histoire de ne pas craquer, de ne pas lui hurler d'arrêter et de déguerpir.

Maintenant, l'acte est terminé. Je suis tout transpirant, je n'en peux plus... Je remets mon boxer et vais ouvrir un peu la fenêtre. Le garçon est toujours sur le canapé. Je crois qu'il s'est endormi. Bah dis donc... J'ai jamais vu quelqu'un tomber dans le sommeil aussi vite! Chapeau mon gars!
Je m'assois à côté de lui. Je ne connais même pas son prénom...
Je lui secoue un peu l'épaule.
- Eh...
- Mmm... Quoi?
Il ouvre ses beaux yeux brillants.
Il a l'air d'enfin comprendre ce qu'il vient de faire. Son visage est déformé par un sentiment que je pense être de la honte... Ou de la colère envers lui-même, je n'en sais rien.
Je le cale contre moi et entreprends d'engager une conversation:
- Je connais même pas ton nom!
- Je... Suis vraiment désolé... Je sais pas ce qui m'a pris. J'aurais pas dû. Je dois rentrer maman va s'inquiéter et...
- Stop! Tu n'iras nulle part tant que tu n'auras pas répondu à ma question: Comment t'appelles-tu?
- Brendon. Maintenant, lâchez-moi!
- Nan, pas encore... Mon argent...
Je tends la main, il pâlit.
-Mais... J'ai pas d'argent.
- Tu m'avais promis 600 dollars je te rappelle.
- Oui. Je suis désolé, je n'ai pas ça sur moi...
- Tu te débrouille pour me payer. J'ai pas fait ça pour rien, parce que je te le signale juste en passant: J'ai pas aimé.
Il jette des regards désespérés de tous les côtés, apparemment, il n'a pas de solution en tête. Normal, Papa/Maman apprennent pas comment se sortir des magouilles avec les prostitués!
- Bon, écoute mon gars, je te fais crédit. T'as une semaine pour me donner mes 600 dollars... Tu marches?
Il acquiesce en vitesse.
- Tu vois le bar, là-bas?
Je lui indique par la fenêtre une enseigne éclairée par un lampadaire abîmé.
- Oui.
- Tu me retrouves tous les jours de cette semaine, là-bas, à 17 heures pour mon fric... Okay?
Il a l'air contrarié, mais il accepte quand même.
Je lui fais un grand sourire et lui tapote le dos.
- Parfait! Maintenant, file! Maman va s'inquiéter.
Je lui sers un sourire de baleine pour finir. Dès qu'il a claqué la porte, je prends ma guitare... Ces événements m'ont donné des idées.
# Posté le lundi 05 mai 2008 16:31
Modifié le dimanche 08 juin 2008 09:24

2

2
POV Brendon:


Pourquoi j'ai fait ça?
J'ai perdu la raison... Je suis devenu fou... Je ne suis qu'un sale gosse irresponsable.
Mon T-Shirt trempé de transpiration me colle à la peau, ma veste beige porte son odeur... J'ai peur. Je ne sors pas souvent le soir... Papa disait toujours que les rues sombres sont pleines de gens pas nets.
Je presse le pas.
Enfin, j'arrive devant notre maison, une grande bâtisse, la plus belle de tout Las Vegas à mon avis! J'introduis la clef dans la serrure parfaitement huilée. La porte s'ouvre sans un grincement...
Le silence règne dans la maison, mais il n'est pas pesant comme il l'était dans cette rue déserte où quelques papillons de nuit tournaient autour d'un vieux lampadaire. L'obscurité y est presque rassurante... Et cette chaleur, cette douceur familière, cette odeur de lessive... Le n½ud au creux de mon estomac se déserre peu à peu. Je m'affale contre le buffet et ferme les yeux... Je respire.
Enfin, je me décide à monter me coucher, vraiment épuisé par les événements, j'ai envie de me laisser porter par le sommeil, ne plus penser. Je passe devant la chambre de Maman, le plancher grince. Je ne l'ai pas réveillé, je pense qu'elle m'attendait... J'entends son pas léger sur le sol, elle vient à ma rencontre et dépose un baiser sur ma joue humide.
- Mon Brenny! Où étais-tu passé? J'étais très inquiète!
- Maman... Je suis un grand garçon!!
- Tant que tu vis sous ce toit, tu resteras mon Bébé!!
Elle m'ébouriffe les cheveux sans chercher à en savoir plus sur ma fugue nocturne. Je suis rentré, elle est rassuré... Je vais m'étendre sur mon lit pendant qu'elle descend à la cuisine.
Je me mets sur le flanc et regarde avec mélancolie, comme chaque soir, la photo de notre famille unie. Papa, Maman et moi... J'attrape le cadre poussiéreux et souffle dessus. Comme chaque soir, les larmes me viennent aux yeux.
-Papa... Tu me manques... je chuchote dans la semi-pénombre.
J'entends Maman remonter, je sèche mes yeux. Elle entre dans ma chambre et allume la lumière.
-Tiens mon chéri, je t'ai préparé un chocolat. Ça t'aidera peut-être à dormir! Tu sais, j'aimerais que tu me préviennes quand tu sors le soir...
Elle ne veut pas le faire sentir mais je perçois une pointe de reproche dans sa voix. Maman ne veut pas admettre que j'ai dix-huit ans. Je suis presque un adulte, merde! J'ai plus deux ans!!
Elle m'embrasse le front et part se coucher.
Vous pensez sûrement que je suis un pauvre fils à Maman binoclard et premier de la classe. C'est vrai... Mais elle n'a plus que moi depuis que Papa est... Parti... Elle a besoin de me considérer comme son Bébé. Moi, je l'aime ma Maman, je veux qu'elle soit fière de moi.
Je reste en tailleur sur mon lit, ce foutu chocolat me brûle les doigts. Je le pose sur ma table de nuit... Je n'ai pas besoin de ça pour dormir!
De toute façon, même avec tous les somnifères du monde je ne parviendrais pas à fermer l'½il. J'ai trop peur d'être demain, d'aller au Lycée. J'ai trop peur de retourner là-bas... De le revoir. Où vais-je trouver tout cet argent?

_______________________________



Je me suis finalement endormi... Tout habillé, mon cadre précieux en guise d'oreiller. Je ne sais pas quelle heure il est. J'entends les oiseaux chanter derrière la fenêtre. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux, d'abandonner l'obscurité rassurante de mes paupières. Pourtant, je m'y résous. Je cherche à tâtons mon réveil.
Huit heures cinquante-sept.
Oh Putain! Les cours commencent à neuf heures! Je ne me suis pas réveillé...
Je saute de mon lit, cours dans la salle de bain me passer la tête sous l'eau... Puis, les cheveux mouillés, mon sac (vert pomme plein de badges) sur une épaule je pars au Lycée.
J'arrive devant le bâtiment, les grilles sont fermées. Je hèle un surveillant qui passe, il m'ouvre avec un petit sourire en coin.
"Tiens... Urie en retard... Je me demande ce qui lui arrive" je parviens à lire dans ses yeux. Je le fusille du regard et me rend en Biologie, la matière que je hais le plus au monde, normal, j'ai la phobie du sang. Mais je n'ai jamais eu le culot de sécher un cours, alors...
Le prof me regarde entrer avec des yeux gros comme des lunes, il ne m'envoie même pas chercher un billet de retard. Je m'installe à ma place habituelle, au premier rang... Je passe devant Wilson et sa bande... Je les entends chuchoter "Regarde, la tapette est en retard... Faudra mettre ça dans le journal du Lycée". Ils ricanent.
Je n'en prends pas compte... J'ai tellement l'habitude.
J'écoute le prof déblatérer sur quelque chose dont je n'ai jamais entendu parler auparavant et à laquelle je ne comprends absolument rien, mais je fais comme si j'y étais très intéressé.
La sonnerie de midi retentit bientôt. Mes mains sont glaciales et un peu tremblantes lorsque je prends mon sac pour aller manger. Je prends un plateau et m'apprête à m'installer seul, comme chaque midi lorsque quelqu'un me fait un croche-patte. Je tombe à terre, nez dans ma purée!
Quelqu'un hurle à l'autre bout de la cantine:
- Ça sait résoudre des tonnes d'équations mais ça tient pas sur ses pieds!
Tout le monde rit.
Je me relève honteux et pars, laissant mon plateau renversé au milieu du passage. Je vais aux toilettes pour me débarbouiller un peu.
- Eyy! C'est les toilettes des mecs, ici! me lance un gars (sûrement un copain à Wilson) qui se moque aussi régulièrement de moi.
Je lui tire la langue.
A peu près propre, je décide de jeûner et pars bosser un peu près du terrain de Foot. Je m'assois assez loin de façon à ne pas me prendre un ballon en pleine face. J'en reçois tout de même un... Je le renvois complètement à côté.
Quelqu'un crie:
- Mais tu sais pas lancer ou quoi?
Un autre lui répond:
- Laisse, c'est Urie...
Ils éclatent de rire et courent chercher leur balle.
Je pars tranquillement en cours de musique, ma matière préférée, je suis en avance, mais tant pis.
Oho... Je veux faire demi-tour car Wilson et Smith m'attendent devant la salle de cours, un sourire sarcastique aux lèvres. Je pars dans la direction opposée quand Smith m'attrape par le col de ma chemise parfaitement repassée.
- Pars pas, on attendait que toi!
Les deux se lancent un regard.
- Alors. On se demandait si les intellos étaient faits comme les mecs normaux.
Je suis debout entre eux, je ne comprends pas où ils veulent en venir. Un de mes sourcils se lève machinalement de façon à me donner une expression interrogative.
- Ça, je sais pas le faire, moi... rétorque Smith. Raison de plus pour vérifier.
- Si tu raconte ça à qui que ce soit, t'es mort!
Ils me poussent dans un placard très large où se rangent les balais.
Smith enlève ma chemise, Wilson mon pantalon, puis mon boxer.
- Ouais, il est comme nous...
- Tu penses qu'il gémit comme une fille? demande Smith un sourire goguenard aux lèvres.
- Faut vérifier...
Ils me plaquent au sol et chacun à leur tour me pénètrent. Oui, je gémis... J'avoue que ça me fait quand même de l'effet... Je me contorsionne dans tous les sens mais il y en a toujours un pour me coller le visage au sol poussiéreux de ce placard.
Smith lance avant de partir:
- Il crie comme une fille ce petit pédé...
Ils me laissent là, nu et mal à l'aise. Je me rhabille avant de partir en cours... Encore une fois, des larmes de rage coulent sur mes joues. Ils ont osé me violer ces sales... Je ne trouve aucun mot pour les définir...
Bien sûr, je n'oserais pas les dénoncer. Je ne suis qu'une tapette comme ils le disent si bien...



Hop! Deuxième chapitre =)
Vous aimez?
# Posté le samedi 10 mai 2008 06:38
Modifié le dimanche 11 mai 2008 16:43

3

POV Ryan:

Dix-sept heures deux. Je l'attends... Je sirote lentement une tasse de café en observant l'orage qui se profile à l'horizon. Je déteste le retard...
La pluie commence à tomber, de plus en plus forte. Bientôt, on aperçoit plus rien de ce qui se passe à l'extérieur.
Je vois seulement la porte s'ouvrir et le garçon de la veille entrer, trempé jusqu'aux os. Il a troqué sa veste beige contre un manteau noir qui lui va comme un gant. Il dépose son parapluie dans un coin du Bar et semble me chercher des yeux. Je lui fais un grand signe, son regard s'assombrit. Il s'installe en face de moi...
Sous l'½il, il a un bleu qu'il tente tant bien que mal de dissimuler avec du maquillage.
Je lui souris.
- Alors, comment va mon p'tit gay préféré?
Il n'a pas tout à fait la réaction que j'attendais. Au lieu de se vexer un peu et de rétorquer sèchement, il soupire, fataliste et lève les yeux au ciel.
Je me reprends:
- Je t'offre quelque chose?
- Oui... Un jus d'orange s'il vous plait.
Je ne parviens pas à réprimer un petit rire.
- T'as pas sept ans... Tu veux pas un café, ça va te réchauffer!
- J'aime pas le café.
Je lui commande sa boisson, un sourire narquois aux lèvres.
Je m'approche un peu de lui et passe tout doucement le doigt sous son ½il. Il tressaille...
- Excuse-moi... Mais qu'est ce que tu t'es fait?
- Au Lycée... Un mec.
- Dis donc, tu sais aligner plus de huit mots?
- Je suis timide.
- Ouais, enfin ça dépend pour quoi...
Il devient rouge pivoine et balbutie un vague "Ah oui mais nan... C'est pas pareil...".
J'adooore humilier les gens!
Maintenant, il boit son jus d'orange. Il a l'air un peu absent... Dans son monde.

Allez, je me lance... Quand même! C'est pour ça qu'on est là! Je m'encombrerais pas de ce genre de boulet attardé, sinon.
- Et mon argent?
Il sursaute et renverse son verre sur la table.
- C'est malin... je marmonne.
- Je suis un peu maladroit.
Un peu... Et il se sent obligé de le préciser.
- Eh bien... J'ai soixante dollars sur moi.
Il me tend une liasse de billets, je l'attrape sans faire de concessions.
- T'as pas plus?
- Je dois tout vous payer en une semaine. Pas moins...
- Ouais, ouais, okay... Rappelle-moi juste ton nom avant de partir.
- Brendon Urie.
- Moi c'est Ryan Ross, si ça t'intéresse...
Je plonge dans mes billets pour les compter. L'autre m'observe toujours, ses grands yeux maquillés et déterminés ne me lâchent pas.
- Quoi? C'est bon... Tu peux dégager...
Il ne bouge toujours pas.
- Qu'est-ce que tu veux? Un câlin?
- Oui.
J'éclate de rire. Lui, se contente d'un grand sourire, apparemment fier de son effet.
- Nan, faire l'amour avec toi, ça m'a dégoûté de tout contact avec la gent masculine! j'ajoute.
Son visage devient tout d'un coup craintif. Non... Pas craintif... Horrifié... On dirait qu'il vient de prendre un souvenir en plein dans la gueule.
- Moi, j'aime plus les hommes. dit-il d'un ton sombre.
Il s'en va en courant sous la pluie battante et oublie son parapluie.





Est-ce que vous aimez toujours?
Ah au fait... J'ai beaucoup de visites, mais très peu de commentaires. S'il vous plaît, laissez-moi des traces de votre passage! Ça m'encourage à continuer!! =)
Et pour celles qui en mettent: Merci beaucoup, beaucoup, beaucoup.... etc... ^^'
Sinon, si vous voulez être prévenue pour la suite, laissez-moi un petit commentaire ici!




3
# Posté le dimanche 11 mai 2008 10:22
Modifié le dimanche 08 juin 2008 14:49

4

4


POV Brendon:

Je suis immobile sous la pluie. Le visage tourné vers le ciel... L'eau descend dans mon cou, mes cheveux gouttent le long de mon manteau déjà trempé. Chaque centimètre carré de mon corps est gorgé d'eau.
La vie est cruelle. Tout le monde me hait...
Seule compte l'image que l'on reflète, la façon qu'on a de rire, de s'habiller... Les gens ne savent pas accepter les autres comme ils sont, tout simplement.
Si t'es pas comme eux, tu te fais bouffer.
Je ferme les yeux, laisse la pluie battant contre les toits en tôle se transformer en bruit de fond à mes rêves d'un monde meilleur.
Toujours debout, là... Je n'arrive pas à éloigner mes pensées de ma vie de merde.
Saleté de Terre, putain de société!
Je donne un énorme coup de pied dans une pierre qui ricoche sur la barrière du pont d'en face. Je m'approche de celui-ci, lentement.
Un large sourire s'épanouit sur mon visage.
Je me penche un peu par dessus la rambarde. Le Colorado... Le nom de ce fleuve m'a toujours fait rêver... Je me penche encore, de plus en plus... Ça serait si facile... Je n'ai jamais été devant une situation aussi évidente. Je m'appuie sur la barrière et m'y hisse, calmement. Pour une fois, je n'ai pas peur. J'ai presque hâte... Je suis à présent assis, le fleuve est juste sous mes pieds. J'y envoie mon manteau noir, puis me laisse glisser...
J'entends quelqu'un hurler du côté de la rue. J'ai l'impression de voler quelques instants, puis j'entre en contact avec l'eau glaciale, je ne sens plus rien. Je suis tout engourdi, une douce torpeur m'envahit...
- Maman... je chuchote avant de sombrer.
Mais il est déjà trop tard.

"Te voilà. les yeux fermés, debout sous la pluie. Jamais tu n'aurais imaginé faire une chose pareille. Tu ne t'es jamais vu de cette façon... Je ne sais pas comment te décrire, comme ces gens qui aiment s'absorber dans la contemplation de la lune, ou qui passent des heures à regarder les vagues ou le coucher du soleil... Je suppose que tu vois de quel genre de personne je veux parler?
Peut être que non. Peu importe, d'une certaine façon tu aimes te retrouver ainsi, à lutter contre le froid et à sentir l'eau s'insinuer peu à peu sous tes vêtements jusqu'à atteindre ta peau, et à sentir le sol s'amollir doucement sous tes pieds, l'odeur et le bruit de la pluie qui crépite sur les feuilles... Toutes ces choses dont on parle dans les livres que tu n'as pas lu."
*CN*, adaptation *Me*



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Est-ce que je suis mort?
Mon calvaire est terminé?

Biip... Biip...

Je me suis réjoui trop tôt. Apparemment, mon heure n'était pas venu... Ce bruit? Ça doit probablement être un cardiogramme...
J'ouvre grand les yeux sur une chambre d'hôpital. Une infirmière pas très expérimentée bidouille ma perfusion. J'arrache celle-ci sans ménagement...
La pauvre fille a l'air outrée. Je suis un peu vexée qu'elle soit plus intéressée par sa perfusion que par mon réveil précipité.
Je m'assois dans mon lit.
Dehors, c'est la nuit noire. Des néons pleins de toiles d'araignées clignotent au dessus de ma tête. La petite infirmière sort de la chambre sans un mot de plus... Par la porte entrouverte, je reconnais la voix de Maman:
- Laissez-moi entrer! C'est mon fils... Je vous en supplie!!
- Madame, il a besoin de repos. Attendez un peu...
- Docteur...
Je pense que c'est l'infirmière qui a pris la parole.
- Docteur, continue-t-elle, il est réveillé!
- Dans ce cas...
Le médecin n'a même pas le temps de terminer sa phrase, Maman est déjà entrée dans ma chambre. Elle se précipite sur moi, me serre aussi fort que lui permettent ses bras frêles et éclate en sanglots.
Je cale ma tête au creux de son cou. Les boucles brunes de ses cheveux me chatouillent le visage, son odeur sucré me donne envie de n'être qu'un tout petit garçon innocent. D'effacer toutes ces erreurs que j'ai commises en si peu de temps...
- Pourquoi? chuchote Maman d'une voix faible, presque inaudible.
Je ne lui réponds pas... Pas tout de suite.
- Mon Brenny, mon chéri... Je t'aime moi, tu sais... Pourquoi m'as-tu fait ça? A moi, ta pauvre Maman qui ne veut que ton bonheur!
Mais son ton sonne faux. A cet instant, je comprends que j'ai perdu toute l'admiration de ma mère et une partie de son amour.
- Maman... Je me suis laissé emporter...
- Je ne peux pas te faire confiance! Mon Brenny... Tu te rends compte que tu es tout ce qu'il me RESTE?
Fatigué de son discours je relève la tête en direction de la porte.
Dans l'encadrement de celle-ci, trempé de la tête aux pieds, appuyé au chambranle j'aperçois... Ryan.
Il me sourit.
- Heureusement que j'étais là! me lance-t-il.
Maman le regarde à son tour. Personne n'avait remarqué sa présence... Il est si discret...
- Par contre,je n'ai pas réussi à sauver ton manteau, je suis désolé!!
Bénéfique ou maléfique?
Je ne sais pas... Du moins pas encore... La seule chose dont je suis conscient, c'est que ce garçon est un magicien...




S'il vous plaît... Ne soyez pas trop dures =(
Je sais, cette suite est pas terrible, mais j'avais la flemme d'écrire quelque chose de plus long et plus élaboré... D'autant plus que cette partie n'est pas très importante dans l'histoire!
Enfin bon. Après, peut-être que vous aimerez, je sais pas... (I hope...) ^^'

Ah et j'allais oublier!! Un grand merci à TOUTES pour vos commentaires et en particulier à Elle pour la Pub qu'elle m'a faite!! =P
# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:51
Modifié le jeudi 22 mai 2008 08:55